L’Europe admire le modèle «Écobilan» de Swiss Golf

La méthode d'analyse «Ecobilan» développée par Swiss Golf en collaboration avec la société Umtec fait parler d'elle au niveau international, comme le montre une réunion virtuelle du R&A.

Les Suisses ont reçu de nombreux éloges pour leur stratégie de durabilité nommée «Golf Course 2030 Switzerland». Début mars, Swiss Golf et la Fédération néerlandaise de golf ont été qualifiés de pionniers dans de nombreux domaines de la durabilité lors de l'un des webinaires réguliers du R&A, auxquels participent les représentants des fédérations nationales membres de l'EGA (European Golf Association).

L'Europe écoute la Suisse

Lors du dernier webinaire du R&A, le 15 avril, la Suisse occupait le devant de la scène. Jan Driessens, président de la commission Parcours&Durabilité, a présenté «Écobilan», le modèle d'analyse du bilan écologique dans le golf, développé par Swiss Golf en collaboration avec Umtec Technologie SA, spécialisée dans le conseil environnemental. «Les réactions de la part des fédérations européennes de golf ont été largement positives, explique Jan Driessens, de nombreuses fédérations m’ont adressé des demandes de renseignement concernant l'application de notre modèle Écobilan.» Pendant le webinaire, les fédérations européennes ont également manifesté un vif intérêt pour le modèle suisse dit Specific-Eco-Benefit-Indicator (SEBI).

Contrairement aux divers modèles d’écobilans utilisés à ce jour au niveau international, la méthode SEBI tient également compte des facteurs biodiversité et bruit, qui sont importants pour le ‘handprint’ (bénéfice écologique) d'une installation de golf. L'inclusion de tous les facteurs pertinents pour l'environnement dans l'évaluation rend la méthode SEBI particulièrement précieuse. «Environ 90% des données utilisées dans l'étude sont scientifiquement prouvées, les autres chiffres sont générés à l'aide de processus éprouvés», précise Jan Driessens.

Adaptations nécessaires

«Toutefois, les clubs et les fédérations de golf des autres pays ne peuvent pas adopter tel quel notre modèle SEBI, car il est conforme à la législation suisse. En l’utilisant à l'étranger, des adaptations spécifiques à chaque pays seront nécessaires.» La fondation Golf Environment Organization (GEO) planche actuellement sur une analyse visant à montrer les différences entre la méthode d'empreinte carbone propre à GEO et la méthode SEBI.

Les deux méthodes se basent sur l'outil en ligne OnCourse®, respectivement sur les données collectées par les clubs au moyen de cet outil. «Disposer d’une méthode internationalement appliquée et accréditée, permettant d'inclure dans une analyse de l’écobilan non seulement les données climatiques mais aussi toutes les données relatives à l'environnement, est ce que tout le monde souhaite. Mais le chemin est encore long», conclut Jan Driessens.

 

 

 

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